Léo Ferré
Auteur : Miss.Tic
Date : 2007 (photos prises en 12/2011)
Miss.Tic
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Léo Ferré – Miss.Tic – une rencontre « plus que probable » !!  
D’un côté, le poète anarchiste de la langue française. De culture musicale classique, il réalisa plus de quarante albums sur une période de 46 ans. Après quelques années de galères où il réussit cependant à placer quelques uns de ses titres à Edith Piaf, Henri Salvador ou aux Frères Jacques, le succès arrive en 1953 avec « Paris Canaille », interprété par Catherine Sauvage. Il enregistre lui-même, et trouve également le succès dès 1954. Succès qui ne se démentira pas jusqu’à sa mort en 1993.  
Son talent de poète est reconnu par les plus grands, tel André Breton, mais il ne faut négliger ni son talent de musicien ni celui d’interprète. Outre ses propres textes, il permit à un large public de redécouvrir de nombreux poètes dont il mit des textes en musique : Apollinaire, Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, Villon, Aragon, Jean-René Caussimon, et quelques autres. Il secouait, plus qu’il ne flattait, il dépeignait des états d’âmes, plus qu’il ne racontait des histoires.  
Son côté rebelle, anarchiste revendiqué, lui fit refuser de recevoir le Grand Prix de Chanson Française, d’être fait Commandeur des Arts et des Lettres, de soutenir François Mitterrand contre la promesse de la mise à sa disposition d’un orchestre symphonique, et d’être l’invité d’honneur des premières Victoires de la Musique.  
De l’autre côté, Miss.Tic, fille d’immigré tunisien, a grandi sur la Butte, le quartier des poètes. Après être passé par Orly, puis partie au Etats-Unis, et revenue suite à un dépit amoureux, elle décide d’utiliser ce dissentiment comme expression artistique, avec le pochoir comme technique, les murs de la ville comme support. Dès 1985, elle a trouvé son style : des autoportraits rehaussés d’épigrammes à base de jeu de mots et de calembours qui composent une chronique de sa propre vie – et de ses lieux : Ménilmontant, Montmartre, le Marais, Montorgueil, la Buttes-aux-Cailles.  
Vers 2005, Miss.Tic sort de cette marginalité somme toute un peu inconfortable. Elle devient reconnue comme une artiste qui a su créer son langage et le faire évoluer. Les expositions et les articles de presse deviennent de plus en plus fréquents.  
Cette rencontre entre Léo Ferré et Miss.Tic devait donc se faire. C’est la ville d’Orly qui a cette idée de lui commander deux fresques sur les murs de la résidence d’étudiants Léo-Ferré. Une consécration, mais aussi un émouvant retour aux sources.  
Il y a donc deux grandes fresques, l’une visible de la rue Louis Aragon, l’autre du rond-point tout proche.
La taille de ces fresques est un cas rare pour cette artiste qui travaille le plus généralement en petit format.