Pensées du Bouffon Rouge
Auteur : Pboy
Date : Juillet 2020 - (photos prises en 12/2020)
Pboy
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Pboy nous propose ici une reproduction assez fidèle du tableau du peintre polonais Jan Matejko (1838-1893), « Stańczyk durant un bal à la Cour de la reine Bona après la perte de Smoleńsk ». 
Ce tableau représente Stańczyk, un des plus célèbres bouffons de Pologne durant le règne de Sigismond Ier de Pologne, plongé dans ses sombres pensées à la lecture d’une lettre annonçant la perte de Smoleńsk au profit de la Russie. Un événement qui débute la période des grandes conquêtes moscovites puis russes vers l’ouest, un processus qui s’achèvera par la chute de la République de Pologne quelques années plus tard (voir le tableau original ICI). 
Stańczyk semble bien le seul à se rendre compte des conséquences de cette défaite, car derrière lui la Cour s’amuse ! 
Pour cette version 2020, Pboy transpose les sombres pensées du bouffon vers les préoccupations actuelles : l’argent coule à flot pour combattre le virus de la Covid 19 (les billets de banque à ses pieds), mais quel avenir cela nous réserve-t-il ? En ce mois de juillet 2020 (date de la réalisation de ce mur), deux mois après la fin du premier confinement en France, tout le monde est en vacances, et personne ne veut croire que l’histoire n’est pas terminée. 
A l’heure où j’écris ces lignes (mi-décembre 2020), un deuxième confinement a eu lieu en France, « suspendu » pour les fêtes de Noël, des pays comme l’Allemagne (le bon élève) ou les Pays-Bas s’apprêtent à reconfiner, la situation est dramatique aux Etats-Unis, mais l’espoir vient d’un vaccin qui est sensé régler tous nos problèmes. Oui, mais pas avant fin 2021 probablement…  
Et l’argent continue et continuera de couler à flot, et qui paiera l’addition le moment venu ? 
Dans le tableau d’origine, le peintre Jan Matejko a remplacé le visage de Stańczyk par son propre visage, une pratique relativement courante chez l’artiste. Pboy n’est pas allé jusqu’à remplacer le visage de Stańczyk par le sien, mais on peut imaginer qu’il traduit là ses propres pensées.