Open Borders
Auteur : Escif
Date : Mai 2018 (photos prises en 07/2018)
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas eu l'occasion de croiser une oeuvre d'Escif...
En mai 2018, le musée d’Art Moderne de la ville de Paris donne la parole à Escif. 
Sur la façade ouest du Palais de Tokyo, l'artiste déploie une peinture monumentale et déplace en trompe-l’œil les éléments qui la composent : escaliers de secours, portes, drapeaux ou végétation sauvage. Il y ajoute toute une série de textes qu’il est venu chercher dans les toilettes de l’institution ou dans les slogans étudiants de Mai 68.  
La composition générale reprend celle du jeu « Serpents et Echelles ». Une manière pour l’artiste de rendre à la rue le graffiti en questionnant la part de situationnisme, de jeu et de politique qui anime l’action d’écrire sur les murs. 
« Je cheche la limite, comment peindre une peinture murale qui ne soit pas une peinture murale. Peindre sans peindre : ce qui est le plus intéressant dans une peinture in situ est finalement ce qui n’est pas peint, le contexte de l’intervention. Le mur est une limite, un outil de pouvoir. Un mur peint est un mur effacé, c’est un acte de psychomagie, c’est une faille dans le système, c’est un message d’espoir qui révèle la possibilité de travailler pour un monde meilleur : ouvrir les frontières. »