Cette fresque a été réalisée dans le cadre de la dixième édition du festival d’art urbain de la ville de Boulogne-sur-Mer organisée en 2025.
Pour cette édition, deux immeubles au sud du centre-ville ont été choisis comme épicentre de l’événement, avec pas moins de 9 grandes fresques sur chaque immeuble ! (pour voir les autres fresques, cliquez sur les flèches de navigation de « Boulogne-sur-Mer »)
Sur ce deuxième immeuble, on trouve Jasmine Crisp, une artiste australienne que je découvre ici.
Ses œuvres mêlent histoires personnelles et extraordinaire, créant des scènes d'un familier imaginaire. Figures, espaces et objets issus de son vécu intime et personnel deviennent une symbolique qui renvoie aux traditions picturales passées, réinterprétées et incarnées par le domestique et le « contemporain ».
Son commentaire sur cette fresque boulonnaise :
« Cette peinture a été inspirée par « Dawn Chorus » de Thom Yorke, ma ballade préférée de tous les temps. Plus précisément, elle est née de la question : "Si tu pouvais tout recommencer…".
Je me suis demandé : qu'emporterais-je avec moi, si je pouvais tout emporter, une valise métaphorique, pour tout recommencer ?
L'œuvre qui suit est une image construite autour de ce que j'emporterais, de la façon dont je le transporterais et de l'endroit où j'aimerais arriver, ou plutôt, recommencer.
À condition, bien sûr, qu'un peu de poussière de fée soit disponible.
À juste titre, cette peinture présente des motifs "flashback" issus d'œuvres précédentes, ainsi que des représentations nouvelles et fantasmées.
Parmi ces objets se trouve une note manuscrite (en français) traduite par « Tout le monde ne va pas dans l'espace, et c'est très bien comme ça », une reconnaissance du fait que la vie, telle qu'elle nous est donnée, est un trésor à chérir. Après tout, peut-être que même les objets les plus ordinaires de cette vie sont ceux que je désire le plus emporter dans l'au-delà. ».