Auteur : Hélène Planquelle
Date : Août 2025 (photos prises en 06/2026)
H. Planquelle
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Cette fresque a été réalisée dans le cadre de la dixième édition du festival d’art urbain de la ville de Boulogne-sur-Mer organisée en 2025. 
Pour cette édition, deux immeubles au sud du centre-ville ont été choisis comme épicentre de l’événement, avec pas moins de 9 grandes fresques sur chaque immeuble ! (pour voir les autres fresques, cliquez sur les flèches de navigation de « Boulogne-sur-Mer ») 

Sur ce deuxième immeuble, on trouve Hélène Planquelle, une artiste que j’avais découvert sur le M.U.R du Marais au printemps 2025. 
Hélène Planquelle nous explique ici les secrets de son message : 
« Dans le livre de la Genèse, il est écrit : "L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant." 
Ce moment des Écritures ne décrit pas seulement une création biologique, mais le mystère de l’esprit animant la matière. Le souffle est vie, conscience et présence. 
Sur cette fresque, le père se penche vers son nouveau-né, les lèvres proches du visage de l’enfant, comme pour reproduire ce geste primordial de la création. Le père ne se contente pas de tenir l’enfant : il transmet. Son regard et son souffle incarnent à la fois la protection et l’initiation : l’acte d’appeler l’enfant à l’existence, d’affirmer "tu existes, tu es vivant, tu es aimé". 
Vu sous l’angle de la psychologie des profondeurs de Jung, cette rencontre évoque l’archétype de l’Enfant divin — symbole de renouveau, de potentiel et du Soi à l’état naissant. Le père devient ici le Père archétypal, non seulement géniteur biologique, mais aussi guide et porteur de l’étincelle de vie. Il représente le pont entre le Trans personnel et le terrestre, entre l’esprit et la matière. 
Ainsi, cette fresque est bien plus qu’un portrait intime de la paternité ; c’est une méditation sur le mystère même de l’incarnation. Chaque naissance est une nouvelle Genèse, chaque premier souffle un renouvellement de la création. Les mains qui bercent l’enfant nous rappellent qu’insuffler la vie à un autre — avec amour, présence et reconnaissance — revient à participer à l’œuvre sacrée de la création. »
The Breathe of Life